Storyboards

storyboards et dessins préparatoireS des films courtS (2010-2019)
Storyboards and concept art For short films (2010-2019)

Boustifaille (2019)

L’intégralité du court métrage a été storyboardé, et testé sous forme d’animatique (storyboard animé et sonorisé).
Ci-dessous, quelques images et commentaires sur sa fabrication.

La scène d’ouverture a été pensée comme une sorte de « bonbon » : sur fond rouge, avec du sucré et de la chair, deux corps qui s’entremêlent. D’entrée, on annonce le thème principal du film : l’amour dévorant.

Il y a aussi l’idée d’amener une part d’ombre dans cette intimité, quelque chose d’un peu vampirique, d’inquiétant. D’où ces silhouettes, cette gamme de couleur réduite au rouge-noir-blanc.

A contrario, les plans de Karim dans le coffre devaient être très simples : rendre lisible tout ce qui doit « jouer » dans la scène (notamment les objets), afin de comprendre la situation du personnage.


Le sang sur le visage de Daphnée devait créer une importante rupture de ton dans le film. Il fallait donc en montrer très peu, laisser le spectateur imaginer. Qu’il se demande où il a mis les pieds. D’où l’absence de plans qui spatialisent l’action.

L’intégralité du court métrage a été storyboardé, et testé sous forme d’animatique (storyboard animé et sonorisé).
Ci-dessous, quelques images et commentaires sur sa fabrication.

La scène d’ouverture a été pensée comme une sorte de « bonbon » : sur fond rouge, avec du sucré et de la chair, deux corps qui s’entremêlent. D’entrée, on annonce le thème principal du film : l’amour dévorant.

Il y a aussi l’idée d’amener une part d’ombre dans cette intimité, quelque chose d’un peu vampirique, d’inquiétant. D’où ces silhouettes, cette gamme de couleur réduite au rouge-noir-blanc.

A contrario, les plans de Karim dans le coffre devaient être très simples : rendre lisible tout ce qui doit « jouer » dans la scène (notamment les objets), afin de comprendre la situation du personnage.


Le sang sur le visage de Daphnée devait créer une importante rupture de ton dans le film. Il fallait donc en montrer très peu, laisser le spectateur imaginer. Qu’il se demande où il a mis les pieds. D’où l’absence de plans qui spatialisent l’action.

Plus tard, Karim se retrouve ligoté sur une table, dans la cave. Cette scène devait s’ouvrir par un insert de son oeil. On restait de son point de vue, à écouter la discussion de Lisbeth et Daphnée. Mais hélàs, on perdait trop le fil du récit. Le montage a donc privilégié le dialogue mère-fille en « in ». L’insert de l’oeil a sauté, et le point de vue de Karim arrive désormais un peu plus tard dans la scène.

Cette image de Lisbeth sur le corps de Karim est quasiment à l’origine du film. Il y a là l’envie de filmer un corps d’homme assujetti, et en « raccourci ». Une sorte de Christ de Mantegna mais en vue subjective. Un point de vue que le cinéma permet.


Une fois de plus, c’est au storyboard que sont arrivées ces idées de moignons et d’accessoires à base de choux de Bruxelles. Je souhaitais que l’on puisse distinguer de manière visuelle les deux garçons dans les plans très courts de la fusillade. Au final, c’est environ 350 plans qui sont montés en 18 minutes. Je tenais à expérimenter un « sur-découpage », notamment vu le nombre d’actions et les besoins rythmiques d’une comédie slapstick.

Le mini-gag de la feuille de choux, qui gêne Karim au moment de téléphoner, vient aussi de l’étape storyboard.




Sur ce plan, la tête coupée de Nicolas traverse le champs en criant. À vitesse normale, impossible de la voir correctement. On a donc tourné au ralenti, à 96 images par seconde. Et en montage son, c’est le fameux 
cri de Wilhelm ; ce cri mythique que je rêvais de pouvoir monter un jour.

 

Pour ce VFX, une base importante est faite en maquillage, au plateau (Merci à Flore Chandès !). Plusieurs passes d’images sont ensuite nécessaires. Enfin, une animation du lambeau de peau est réalisée sur After-effects (avec le puppet tool). L’intégration s’achève avec des passes de flou, de grain, et de bruit, pour matcher avec le rushe issu de la caméra, une Arri Alexa XT.

Côté optique, le film est tourné avec un unique zoom Angénieux Optimo. Il fut privilégié pour sa légèreté (95% du film est à l’épaule), et dans l’idée de pouvoir recadrer en cours de prise, au gré du jeu des acteurs. On peut donc « inventer » des gros plans pendant la prise, sans avoir à couper. Le dérushage en devient certes plus difficile, mais l’on y gagne énormément au plateau. On y retrouve une spontanéité que le travail de storyboard pouvait faire perdre de vue.

voir le making of du film (5mIN)

Moonkup – les noces d’Hémophile (2014)

Film de vampire dans une époque inventée (1900-1945), à bord d’un Orient-express.

Capture d’écran 2019-12-20 à 11.15.29
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Ce qui me fait prendre le train (2013)

Film de fin d’études au Fresnoy – studio national des arts contemporains.
Plus encore que les autres, c’est un film qui part entièrement d’une série de dessins.
Il y a à la base l’envie de raconter la vie d’une communauté de magiciens, et de faire un film en noir et blanc, l’hiver, dans le village de l’Oise d’où je viens.

Capture d’écran 2020-04-17 à 16.29.56
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Teaser Frida Molky (2016)

Le Roi des Belges (2012)


Les poissons préfèrent l’eau du bain (2011)





                                        

Blanche (2010)

L’histoire : Blanche change d’amant tous les jours. Elle les héberge dans une valise, où elle entretient une rude compétition entre eux.

Premier court métrage, en autoproduction, filmé au Canon 5D. Première expérience de travail avec l’actrice Géraldine Martineau, et avec la cheffe déco Bulle Tronel, qui fera tous les décors de mes films.

Je m’étais donné trois contraintes : tourner quasiment tout le film en plan fixe, découper le moins possible, et faire le plus de grand angle possible.

Une certitude : ne tournez jamais avec un chat.